MUNZ-STECCO à Rouen – 26 juin 2025

L’entretien-débat entre Alexandre MUNZ et la Pr Carla STECCO, auquel un certain nombre d’entre vous ont pu assisté, a révélé l’intérêt grandissant pour le système fascial ! 

En préalable aux échanges entre les deux intervenants, nous vous proposons de découvrir leur parcours et leur découverte du système fascial.

Présentation de la Pr Carla STECCO
Présentation d’Alexandre MUNZ

Une premier temps fort extrait de ces quelques deux heures d’échanges à bâtons rompus concerne le fascia thoraxo-lombaire :

Le Fascia Thoraco-lombaire un carrefour à la croisée des contraintes fasciales

Le fascia thoraco-lombaire abordé dans cette partie est une région du système fascial recouvrant et enveloppant la région lombaire et recouvrant la face postérieure du sacrum. Formant une continuité entre les muscles du tronc, notamment du latissimus dorsi et des erector spinae, et ceux des membres inférieurs, tout particulièrement le gluteus maximus et les ischiocruraux, il transmet les contraintes mécaniques homolatérales et controlatérales pour permettre la dynamique des spirales propre à la marche et à la course.
Il joue également un rôle postural en maintenant, à moindre effort, la lordose lombaire caractéristique de la bipédie, raison pour laquelle il est particulièrement développé chez l’homme.

A la fin de cet extrait, la Pr Stecco aborde une propriété importante du système fascial. En effet, si un fascia est constitué de fibres de collagènes qui tissent une trame relativement inextensible, le système fascial se compose d’une structure feuilletée entre les couches desquelles les fines lames de liquide interstitiel permettent le glissement des fascias entre eux. La souplesse et surtout l’élasticité nécessaire aux mouvements cycliques de la locomotion est permise par les propriétés viscoélastiques de ce système composite dépendant des qualités rhéologiques des plans liquidiens interstitiels. Si l’hystéresis, qui détermine la déperdition d’énergie au cours de chaque cycle de mouvement, est faible, l’énergie musculaire nécessaire au mouvement sera moindre grâce à l’énergie rendue lors du retour élastique passif.
L’athlète dépensera moins d’énergie, la libération d’énergie sous forme de chaleur sera faible et la transpiration, nécessaire pour absorber cette augmentation de la température corporelle, également.

Plus le système fascial est élastique, plus les courbes de chargeement et déchargement seront identiques et l’aire de zone d’hystérésis sera petite avec une moindre déperdition d’énergie. Et inversement quand le corps est plus raide et que le système fascial perd sa capacité de glissement.

Ce deuxième volet aborde le rôle central du système fascial dans la transmission des forces interconnectant ainsi l’ensemble de l’organisme. Si cet aspect est essentiel pour la fonction locomotrice de l’appareil myofascial, il est également impliqué dans les interactions de ce dernier avec les fasciae internes enveloppant chacun des organes. Ainsi, les troubles viscéraux auront des répercussions sur les contraintes qui parcourent le système fascial en modifiant les stratégies locomotrices et seront ainsi susceptibles d’être à l’origine de douleurs à distance.

La transmission des forces, un rôle majeur du système fascial

Le système fascial est le siège d’une régulation neurovégétative, ortho et parasympathique, avec la sécrétion de certains médiateurs chimiques dont les endorphines. Il a été démontré que l’attitude, l’état psycho-émotionnel dans lequel on pratique une activité physique modifie ces sécrétions. La pratique de MUNZ FLOOR en invitant à ralentir, pour calmer le système nerveux préalablement, produit de tels effets.

Le relâchement du système nerveux induit par le praticien au début de la séance de MUNZ FLOOR créé des conditions favorables à la sécrétion d’endorphines.